Note · 3 août 2026

Boswellia carterii ou Boswellia sacra : une querelle de noms qui change ce que vous achetez

Une partie des botanistes traite les deux noms comme synonymes, l'autre comme deux espèces. Le commerce, lui, facture. Nous écrivons les deux noms et nous ne tranchons pas.

L'état de la querelle

Deux descriptions du XIXᵉ siècle, deux auteurs, deux aires : sacra pour l'Arabie, carterii pour la Corne de l'Afrique. Depuis, une partie des travaux traite les deux noms comme un seul taxon, l'autre maintient la distinction.

Les bases de référence elles-mêmes ne s'accordent pas toutes. Ce n'est pas un flou : c'est une question de systématique encore ouverte.

Ce que la querelle fait au prix

Le nom sacra porte une réputation, celle de l'oliban d'Oman, et un prix qui va avec. Le nom carterii désigne des récoltes somaliennes souvent moins chères.

Utiliser le nom le plus cher pour vendre l'autre matière est courant, difficile à prouver, et impossible à défaire une fois la larme sortie de son sac d'origine.

Notre règle d'écriture

Nous écrivons le nom sous lequel la matière nous a été vendue, le pays déclaré, la région quand elle nous est donnée, et nous mentionnons l'autre nom quand il est en débat pour ce lot.

Nous ne tranchons pas une question que la botanique n'a pas tranchée. Nous nommons le lot, et nous laissons le nom d'espèce à ceux dont c'est le métier.

Ce que ça vous laisse comme prise

Une région de récolte nommée vaut mieux qu'un nom d'espèce contesté. Demandez la région avant de demander le latin : c'est la question à laquelle un vendeur sérieux peut répondre par écrit.

Le courrier rare

Un courriel quand une note paraît ou qu'une mesure tombe. Un objet, un bouton, jamais de liste.

La demande part de votre messagerie : nous ne collectons rien avant que vous l'ayez envoyée.

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